Stop_CETA

Des villes contre le libre-échange?

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Dans l’article Ces zones libres en Europe qui privilégient les alternatives locales face au néolibéralisme global, Sophie Chapelle de la revue Basta! met en relief un mouvement municipaliste qui est en train de voir le jour en Europe. « Des élus volontaristes pourront-ils, demain, soutenir la relocalisation de l’économie, favoriser les aliments bios et locaux dans les cantines scolaires ou reprendre la main sur la gestion de l’eau ou de l’énergie ? L’accord de libre-échange signé entre l’Union européenne et le Canada – le Ceta – va leur compliquer la tâche en multipliant les contraintes légales. Face à cette menace, des centaines de collectivités locales, communes ou régions dans toute l’Europe, se sont déclarées « zones libres ». Leur résistance s’organise avec l’appui de citoyens et de mouvements.»

Avec plus de 2100 collectivités territoriales (de la commune rurale à des régions entières) qui s’opposent à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le mouvement pourrait-il se propager en Amérique du Nord? Ainsi, serait-il possible d’envisager une coalition de «villes rebelles» qui pourraient s’allier pour résister à la mondialisation néolibérale et amorcer une transition écologique et démocratique de l’économie? Pourquoi ne pas fonder une telle ligue ici, en reprenant ces différents points pour protéger les communautés locales contre la domination des firmes multinationales?

1. se déclarer «municipalité libre»
2. favoriser les produits locaux et les circuits courts
3. relocaliser l’économie
4. instaurer des services publics locaux sous «contrôle populaire direct»
5. créer des lieux de contre-pouvoirs citoyens
6. se regrouper et développer des échanges entre «zones libres»

À nous la ville_cover

Un nouveau livre vient de paraître!

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Jonathan Durand Folco, l’un des instigateurs du Réseau d’action municipale, vient de publier le livre « À nous la ville! Traité de municipalisme » aux Éditions Écosociété. Il y développe plusieurs réflexions concernant la transformation démocratique des villes et des municipalités dans une perspective de changement social. http://ecosociete.org/livres/a-nous-la-ville

Quatrième de couverture :
Les villes peuvent-elles changer le monde ? Considérées comme les espaces où se joueront en grande partie les luttes politiques du XXIe siècle, les villes tardent pourtant à susciter l’attention qu’elles méritent dans les cercles progressistes. Pour Jonathan Durand Folco, la gauche doit urgemment investir cet espace politique qui est au centre des enjeux sociaux, économiques et écologiques du XXIe siècle et qui possède un potentiel de transformation inédit.

Prenant appui sur de solides bases théoriques, nourri des expériences d’ici et d’ailleurs, l’auteur expose les contours d’une nouvelle stratégie politique : le municipalisme. Il montre que la ville est au cœur des contradictions du capitalisme avancé, qu’une tension de plus en plus forte s’exprime entre le développement de la « ville néolibérale » et les revendications du « droit à la ville », et que la question écologique, la spéculation immobilière et la défense des communs sont au centre des mobilisations citoyennes.

Cherchant à dépasser le clivage ville/région et à surmonter les écueils posés par les stratégies de transformation sociale « par le haut » ou « par le bas », Jonathan Durand Folco donne des pistes pour s’organiser et passer à l’action. Comment penser le front municipal ? Comment articuler les échelles locale, nationale et internationale dans la perspective d’une République sociale vue comme Commune des communes ? À quels problèmes organisationnels faisons-nous face ? Cela passerait-il par la création d’un Réseau d’action municipale ? Et selon quelles valeurs et quels principes organisationnels ? Autant de questions auxquelles tente de répondre l’auteur pour réhabiliter la municipalité comme espace politique et vecteur de transformation sociale.