Stop_CETA

Des villes contre le libre-échange?

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Dans l’article Ces zones libres en Europe qui privilégient les alternatives locales face au néolibéralisme global, Sophie Chapelle de la revue Basta! met en relief un mouvement municipaliste qui est en train de voir le jour en Europe. « Des élus volontaristes pourront-ils, demain, soutenir la relocalisation de l’économie, favoriser les aliments bios et locaux dans les cantines scolaires ou reprendre la main sur la gestion de l’eau ou de l’énergie ? L’accord de libre-échange signé entre l’Union européenne et le Canada – le Ceta – va leur compliquer la tâche en multipliant les contraintes légales. Face à cette menace, des centaines de collectivités locales, communes ou régions dans toute l’Europe, se sont déclarées « zones libres ». Leur résistance s’organise avec l’appui de citoyens et de mouvements.»

Avec plus de 2100 collectivités territoriales (de la commune rurale à des régions entières) qui s’opposent à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le mouvement pourrait-il se propager en Amérique du Nord? Ainsi, serait-il possible d’envisager une coalition de «villes rebelles» qui pourraient s’allier pour résister à la mondialisation néolibérale et amorcer une transition écologique et démocratique de l’économie? Pourquoi ne pas fonder une telle ligue ici, en reprenant ces différents points pour protéger les communautés locales contre la domination des firmes multinationales?

1. se déclarer «municipalité libre»
2. favoriser les produits locaux et les circuits courts
3. relocaliser l’économie
4. instaurer des services publics locaux sous «contrôle populaire direct»
5. créer des lieux de contre-pouvoirs citoyens
6. se regrouper et développer des échanges entre «zones libres»